TASRIT - Tout sur le cinéma israélien !

21 avril 2010

Un israélien à Cannes, par Sandrine Bendavid

La croisette boude le cinéma israélien cette année, à l’exception du « Meshotet (Vagabond) » d’Avishai Sivan, qui sera présenté en compétition de la Quinzaine des Réalisateurs, dont la sélection officielle a été révélée mardi 20 avril 2010.

Le jeune et très prometteur réalisateur israélien dont c’est le premier long-métrage est un artiste avant d’être un cinéaste. Dessinateur et photographe, ses expositions ont été présentées dans de nombreux musées en Israël et en Europe. Son court-métrage expérimental « A Soap Opera of a Frozen Filmmaker» a remporté le prix du meilleur film expérimental au festival international du film de Jérusalem en 2007.

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« Ha Meshotet », tourné en 2009, est caractéristique d’une nouvelle phase du questionnement cinématographique israélien qui a débuté en 2008, avec des films comme « Bruria » d’Avraham Kushnir, puis l’année dernière avec « Eyes Wide Open » (Le Certain Regard, Cannes 2009), et qui s’intéresse au milieu religieux séculaire ultra-orthodoxe en Israël.

Au-delà de cette thématique nouvelle et originale qui se détourne de l’identité patriotique, si unanimement controversée, pour investir courageusement la question du judaïsme, il suffit, sans connaître l’artiste, de visiter le site officiel d’Avishai Sivan pour comprendre que nous aurons à faire à une esthétique « monstrueuse ». Un sujet antique pour un cinéaste ultramoderne. Appétissant…

L’histoire :

Isaac, un jeune étudiant de vingt ans dans une Yeshiva orthodoxe, enfant unique piégé dans une famille dysfonctionnelle et dans un corps défaillant, se réfugie dans l'errance. Se promenant dans les ruelles de la ville, il va découvrir que ses seuls amis sont sa voix intérieures et ses deux jambes, qui le mènent de synagogues en salles d’urgences, de rues désertes en créatures mystérieuses, jusqu’au petit matin. Affaibli par une maladie dégénérative et désespéré par le poids de ses doutes spirituels, Isaac cherche à fuir en même temps qu’il cherche la reconnaissance de tout ce qui l’entoure, en vain. Frustré par la précarité de son milieu, humilié par son entourage, le jeune homme révolté va même jusqu’à rejeter la seule personne qui réussissait à le rendre un peu moins seul, pour un mariage arrangé qui pourrait le sortir de la misère. Mais cet espoir lui aussi part en fumée, et l'éruption de violence finale ne se fera pas attendre…

« Ha Meshotet », un film d’Avishai Sivan (2009), sélection officielle de la Quinzaine des Réalisateurs, Cannes 2010.

Photo : D.R.

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02 janvier 2010

HA BODEDIM, de Renen Schorr (2009)

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Synopsis :

Deux « hayalim Bodedim », deux solitaires. Deux étrangers marginaux et rejetés, immigrants russes sans familles ni amis. Accusés, pour comble de leur malheur, de trahison, d’avoir volé des armes pour les vendre à des terroristes, Ils ont plaidé non coupable et exigé un nouveau procès pour prouver leur innocence. Personne n’a tenu compte de leurs requêtes.

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Et pourtant, Glory (Sasha Agronov) et Sasha (Anton Ostrovski-Klin), ces deux soldats « Golanim », détenus dans une sinistre prison militaire, vont résister à l'humiliation. Considérés comme des traîtres, ils sont maltraités par leurs deux compagnons de cellule et par les geôliers.

Après avoir perdu leurs droits fondamentaux à la liberté et la dignité, ils n’ont plus rien à perdre. Glory va encourager son ami à se rebeller, à s'opposer à la violence des gardes et à l’indifférence des institutions qui leurs ont tourné le dos et ont empêché que  leurs voix soient entendues.

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Pendant les 36 heures de leur mutinerie, les deux soldats vont devenir l’ennemi public numéro un. Des unités militaires et anti-terroristes d’élite vont investir, par dizaines, la prison pour tenter de mettre fin rapidement au soulèvement. Dans cette bataille fraternelle d’israéliens contre des israéliens, mais aussi de l’individu contre le système, les limites vont être mises à l’épreuve...

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Le nouveau long métrage de Renen Schorr (SUMMERTIME BLUES), qui revient sur les écrans après vingt ans de silence, raconte l'aventure violente de deux individus qui se sont levés contre un système. Le film expose les facettes cachées de ces jeunes immigrés qui ne souhaitent qu’une chose, devenir de véritables israéliens. HA BODEDIM (Les Solitaires) est inspiré d'événements réels qui ont eu lieu dans une prison militaire, dans le nord d'Israël, en 1997. Le film a été tourné en hébreu et en russe. C’est avant tout une histoire de fidélité et d'amitié.

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HA BODEDIM est inscrit ans la tradition de la thématique cinématographique du milieu carcéral et militaire, et le fait de connaître par avance l’issue de la narration n'enlève rien au suspense ni au plaisir du film. Mais dans sa représentation sensible des protagonistes et des subtilités de leur relation, le film soulève des questions qui le conduisent au-delà-même du genre.

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Dans le contexte solide d'un récit d'actions, les problèmes de différences culturelles et d'identité sont abordés. Quelle est l'expérience d'un jeune homme, issu d'une autre culture, qui se retrouve plongé dans le monde si particulier de l'armée israélienne, avec son propre argot, sa propre structure et des codes de comportement inintelligibles pour un étranger?

 

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Quelle est la responsabilité du système à l'égard de ces soldats, qui doivent fonctionner dans une langue et une culture ne leur appartiennent pas, sans le soutien de leurs familles? Contrairement aux autres soldats, ils n'ont aucun repos, aucun foyer où se réfugier pour fuir la pression imvivable de l’armée.

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Quelles sont les bonnes définitions de la loyauté et l'honnêteté, qu'est-ce que cela signifie d'être «un bon soldat?" Est-ce une question de précision de tir? Est-ce une question de compétitivité? Et qu'est-ce que cela signifie d'être un bon ami, une bonne personne? Quelles aient été ou non à la base dans l’intention de Renen Schorr au moment du tournage, ces questions, lourdes de sens à une époque où Tsahal se remet en question et peine à motiver les vocations, taraudent l’esprit pendant et après le film.

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HA BODEDIM était l'un des six longs métrages en compétition pour le Wolgin Award, au Festival du film de Jérusalem, en juillet 2009 dernier.

 

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HA BODEDIM, un film de Renen Schorr, avec Sasha Agronov et Anton Ostrovski-Klin. Sortie sur les écrans israéliens le 7 janvier 2010.

Par Sandrine Ben David

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19 décembre 2009

INFILTRATION, de Dover Kosashvili (2010)

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Six ans après son dernier long métrage,le réalisateur émérite de MARIAGE TARDIF (HATUNAH MEUHERET, 2001, avec Lior Ashkenazi et Ronit Elkabetz) et de CADEAU DU CIEL (MATANA MISHAMAYIM, 2003) tourne en ce moment dans le paysage pastoral du plateau de Latroun, près de Jérusalem, une adaptation du roman de Yeoshua Kenaz écrit en 1986, INFILTRATION (HITGANVUT YEHIDIM), produit par Marek Rosenbaum et avec dans les rôles principaux l’acteur britannique Oz Zahavi (qui a joué dans la série télévisée The Island), Guy Adlar, Rona Lee Shim'on, Liel Dnir, Michael Aloni Michaela Eshet, Keren Berger et Idit Tepperson.

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Synopsis :

 

Ils s'appellent Micky, Zaki, Double-Zéro, Alon, Miha l'Idiot, Avner, Peretz-crise-de-nerfs. Ils ont dix-huit ans. Ils sont aussi divers que les composantes de la diaspora juive. Venus des quartiers riches de Jérusalem, des bidonvilles ou des kibboutzim, aux origines ethniques disparates, certains préfèrent le foot, d’autres la philosophie. Rien ne les rapproche et pourtant ils vont vivre ensemble et découvrir leurs rêves et leurs frayeurs les plus intimes, les plus inavoués. Déshabillés, rasés, rhabillés, ils sont les jeunes recrues de l'armée israélienne. Pendant trois mois de l'été 1955, dans une base isolée du désert du Néguev, ils vont être formés pour accomplir l'activité la plus ancienne et la plus redoutable du genre humain : la guerre. Commence alors leur insertion rythmée par les ordres, la fatigue, les rituels. Malgré l'horreur de la " vindicte militaire ", des vexations, des blessures physiques et morales, il s'agit de montrer également comment tout cimente le sentiment national israélien. Sans dérive nationaliste d'ailleurs. Même lorsqu'une des recrues raconte l'histoire du mauvais élève qui profane avec ses excréments la carte d'Israël...

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Réalisation :

 

Dover Kosashvili s’attaque ici à l’une des plus importantes œuvres littéraires écrites durant ces dernières décennies. Le travail massif de ce tournage historique a d’ailleurs pris du retard en raison de plusieurs échecs successifs de tentative de financement su projet, jusqu’à ce que la chaine câblée israélienne Hot reprenne le flambeau. Ce n’est pas la première fois que Yeoshua Kenaz est adapté au cinéma. Amos Gitai s’est inspiré de son roman RETOUR DES AMOURS PERDUES pour le scénario de ALILA. INFILTRATION est voulu par Dover Kosashvili comme une production d e grande envergure. C’est la raison pour laquelle le réalisateur israélien a souhaité un casting international. Yeoshua Kenaz a souhaité laisser une liberté totale au cinéaste et à son traitement su roman.

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«Il est impossible d’être fidèle à l'histoire originale quand il s'agit d’un roman de 600 pages », explique Marek Rosenbaum. « Nous aurions dû faire série télévisée de 130 épisodes pour contenir tout les éléments du livre ». Selon Dover Kosashvili: «il ne s’agit pas pour autant d’une  adaptation sauvage du roman. Presque toutes les scènes du film sont dans le livre, il ya juste des changements mineurs parfois. ».

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INFILTRATION, de Dover Kosashvili, adapté du roman de Yeoshua Kenaz, sortie prévue en été 2010.

INFILTRATION, deYehoshua Kenaz,Traduit de l'hébreu par Rosie Pinhas-Delpuech, publié aux éditions Stock, 544 pages, 23 euros


par Sandrine Bendavid.

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04 décembre 2009

HA KOL MATHIL BAYAM, un film de Eitan Green (2009)


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Synopsis :

Trois épisodes une seule histoire. « Ha kol Mathil Bayam », sous-titré « Trois scènes sur l’enfance et la mort », raconte les bonheurs et les malheurs des Goldstein, une petite famille israélienne aux prises avec les expériences de l'amitié, de l'amour, due sexe et de la mort. Les aventures qu’ils vont vivre vont bouleverser l’équilibre de cette famille, tantôt en essayant d’y introduire de nouveaux éléments, tantôt en tentant de la décomposer. Ainsi ce père, cette mère et leur enfant vont-ils réaliser le bonheur qu’ils ont d’être unis.

Le premier épisode se déroule au bord de la mer. Le second dans le Parc national d’Ashkelon, parmi les statues antiques, des arbres, et les fortifications en pierre de grande taille. Le troisième épisode a lieu dans le nouveau domicile de la famille Goldstein, qui a déménagé en prévision de la naissance d'une petite fille. Chacune de ces situations est pleine de dangers et de drames qui, pris tous ensemble, unissent les trois membres de la famille plus fortement et plus profondément que jamais.


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C’est l’histoire du destin qui joue ses tours, parfois léger et drôle, parfois menaçant et sévère. Les Golstein, confrontés à cette inconstance arbitraire que personne ne peut comprendre, n’ont rien d’autre que les liens qui les unissent pour se défendre.

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Réalisation :

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« J'ai failli mourir plusieurs fois pendant mon enfance. Comme n'importe quel autre enfant. En tant qu'adulte, j'ai eu d'autres rencontres avec la mort. Des face-à-face, ainsi que d'autres plus éloignés. J’ai distillé ces évènements dans ces trois épisodes, dans l'histoire de ces « mère, père et enfant », si étroitement unis. Qui, lorsqu’ils essaient d'élargir leur cercle étroit, aboutissent à un échec. Aucun d'entre nous n’est né parent. Nos enfants nous apprennent à être des parents. Ils nous regardent avec de l’étonnement, de la joie, de la honte et, parfois aussi, de la tristesse. Le regard d'un enfant sur ce monde qui lui a été imposé, le monde des adultes: de ses parents et de leurs relations à leurs voisins, à leurs amis et à leurs propres parents, est quelque chose qui m’intéresse particulièrement. Ce sont ces regards, ceux de ma propre enfance que je tente de récapituler pour le spectateur à travers mon film.

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À une distance rétrospective, les choses semblent beaucoup moins arbitraires que lorsqu'elles sont vécues successivement. Lorsque notre histoires est mises sur papier ou transmise à l'écran, le lien commun qui associe ces choses se fait jour et prend tout son sens. Le sort de l'individu et le destin de sa famille sont inextricablement liés. La famille est une unité primordiale, qui combine les exigences de la société avec la volonté de l'individu, ses espoirs et ses craintes. Le destin peut frapper une famille comme une boule de billard frappe des quilles, provoquant de la douleur ou de la joie, rebondissant du père à la mère à l'enfant. Au sein d'une même famille, l'affect est extrêmement contagieux. Il se transmet d'un membre de la famille à l'autre, ne contenant plus déjà que seulement lui-même, mais toutes les réactions des autres. «Nous vivons comme nous rêvons - seuls ...», écrivait Joseph Conrad dans « Heart of Darkness ». Je pense personnellement que  nous vivons avec nos parents et avec nos enfants. Pour toujours. »


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Biographie:

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Parmi les fondateurs du cinéma et de la télévision israélienne, Eitan Green est un scénariste et réalisateur très prolifique et très. Son travail de critique de cinéma, de maître de conférences, ses ouvrages ainsi que ses nombreux investissements dans l'industrie du film font de lui l’un des maîtres de l'Académie israélienne du septième art. Il est Professeur et Chef du Département d'écriture cinématographique à l'Université de Tel Aviv. Sa filmographie comprend, entre autres - «Lena» (1980) ; « Ad Sof Halaylah»(1984), Sélection officielle au Festival de Cannes ; « Ezrah Amerikai»(1992) ; « Zolgot Hadma'ot Me'atzman» (1996); « Henry's Dream» (2004) Bangkok.

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« Ha kol Mathil Bayam », un film de Eitan Green, avec Yuval Segal, Dorit Lev-Ari, Jonathan Alster, Ron Jaegermann et Tzahi Grad. REMI Award de l’excellence au festival international du film indépendant de Houston (avril 2009). Nominé au European Film Academy Award (décembre 2009). Sortie en Israël le 18 decembre 2009.

par Sandrine Bendavid.

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23 novembre 2009

LE TROISIEME JOUR, de Moshe Ivgy (2010)

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L’acteur israélien Moshe Ivgy, que nous sommes habitués à voir plutôt sur les écrans de cinéma que derrière une caméra, tourne cette année son premier long-métrage, « Le troisième jour », un drame psychologique sur fond du traumatisme national de l'assassinat de Yitzhak Rabin en 1995 à Tel-Aviv. Ce projet a été long à écrire, explique son réalisateur, acteur chevronné, connu comme très perfectionniste, ce qui laisse présager d’un fascinant résultat.

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Carnet de bord :

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Dans une de Tel-Aviv à l’atmosphère hallucinante - à la fois temple de plaisirs et  maudite Sodome et Gomorrhe - les vies de plusieurs protagonistes se croisent. Leurs histoires convergent au cours des 48 heures précédant un tournant dramatique dans la société israélienne. Ilana, une femme au foyer frustrée, est mariée et mère de deux enfants. Elle chante bien mais n’a jamais fait de carrière. Une rencontre fortuite l'amène à tenter de sortir de l'isolement déprimant de sa vie intérieure et de réaliser ses rêves. Shlomi, le mari aimant et frustrant d’Ilana, est un technicien qui travaille dur, et qui va prendre la responsabilité d'élever ses enfants pour préserver sa famille. Shlomi qui aime et désire sa femme, Ilana qui déprime et le rejette.


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Lorraine est une jeune femme qui consacre tout son temps à sa mère mourante. De retour chez elle, elle cède chaque jour à une boulimie dévastatrice. Al’extérieur, au domicile d'autrui ou dans des chambres d'hôtel anonyme, elle remplit les fantasmes sexuels d’étrangers. Lorraine est une femme transparente, qui n’existe que pour satisfaire les besoins et les désirs des autres. Son cœur est enfoui profondément en elle, pour toujours. Nicole est une belle jeune femme d'Ofakim, attiré à Tel-Aviv par les déclarations d'amour de Michel, un touriste américain, qui ne sera finalement pas l’homme de son destin. Seule et perdue, elle erre dans Tel-Aviv à la recherche de l’amour. Sara est inspectrice des impôts, cartésienne et inflexible. Elle lutte contre tous les cas de corruption qu’elle découvre. Malgré les gros requins, elle se bat pour le bien et la justice, sans chercher à se protéger.


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Elisha est le propriétaire jovial, sensible et généreux d'un pub de la ville. Il a un talent particulier pour comprendre les gens, qui est du à ses rencontres constantes avec des personnes momentanément vulnérables. Au début du film, il est faussement accusé d'avoir harcelé sexuellement une femme. La nature violente et envahissante de cette accusation ébranle Elisha. Il fera tout pour prouver son innocence. Gédéon, gestionnaire d'une salle de mariages, est un homme plein de contradictions. à la fois charismatique et plein de retenue, solitaire mais chaleureux. Il est ému par la voixd’ Ilana, mais trop occupé à son propre drame pour comprendre la détresse de la jeune femme…

 

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Le Troisième Jour est une série de perturbations, qui  décrit Israël par-delà ses crises politique, géostratégique et de violence interne. C’est une œuvre à l’apparence vériste qui ne s'attache pas à un genre déterminé. Il dépeint une société réduite à des groupuscules  qui se fondent et se défont en fonction de leurs besoins changeants. L'anarchie est partout, la société est un désert affectif, dans lequel les protagonistes tentent - pas toujours avec succès - de rester en vie. Au-delà de la solitude, la prémonition d'une apocalypse imminente plane sur les différents personnages dans le cours de leur quête du bonheur - ou d’un moment salvateur de consolation. Pris au piège de la vie, ils convergent tous vers le moment de crise qui va changer leur vies…

 

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« Le Troisième Jour », un film de Moshe Ivgy, avec Sharon Alexander, Hila Feldman, Effi Ben-Zur, Icho Avital, Limor Goldstein, Moshe Ivgy . Actuellement en production.

par Sandrine Bendavid.

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16 novembre 2009

MABUL, de Guy Nattiv (2009)

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Synopsis :

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La vie n’est pas simple pour le jeune Yoni (Yoav Rotman). Il a presque treize ans, c’est un enfant intelligent mais physiquement imature, qui se bat quotidiennement pour réussir à grandir assez avant la date fatidique de sa Bar-Mitzvah. Il se fait payer pour faire les devoirs des autres enfants à leur place, ce qui lui a permis d’acheter un produit miracle pour se muscler. Naturellement, cette « potion magique » n’a aucun effet. Alors Yoni s’entraine secrètement la nuit, en faisant des étirements avec des poids attachés à ses jambes, et hurle face au vent de toutes ses forces, pour endurcir sa voix fluette qui n’a pas encore muée et à qui il doit le surnom de « Hélium ». Ses camarades de classe, un an plus âgés et vingt centimètres plus hauts que lui, se moquent constamment. Ses parents ne s’adressent plus la parole qu’en le prenant pour intermédiaire. Et, comble de malheur, une semaine avant la cérémonie qui doit faire de lui un adulte, son frère ainé autiste Tomer, qui était interné dans une institution depuis des années, revient vivre à la maison. Ce retour déstabilise totalement ses parents et Yoni se retrouve seul à devoir s’occuper de Tomer. L’adolescent autiste devient vite obsédé par la « paracha » de Noé, que son frère apprend pour sa Bar-Mitzvah, et réinvente, à l’aide d’une vielle barque et d’animaux qu’il trouve dans la nature, l’univers du Déluge (« Mabul », en hébreu). A travers la révélation de vérités douloureuses sur le passé de sa famille dysfonctionnelle, des erreurs du passé et des regrets du présent, Yoni va bel et bien devenir un homme, sans que son corps ni sa voix n’aient changé, et il va même réussir, pour l’amour de son grand frère, à recréer la fantasmagorie biblique du Déluge…

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Réalisation :

 

Guy Nativ est diplomé de la célèbre école de cinéma israélienne « Camera Obscura ». Il a écrit et réalisé des publicités pour la télévision et des vidéo-clips. Il a réalisé, en 2001, le court-métrage du même nom qui à inspiré « Mabul », et a remporté grâce à lui lui le prix de meilleur film court de la Berlinale 2002. Le cinéaste explore plus avant, avec cette version longue, toutes les caractéristiques qui ont fait le succès de son court-métrage : le drame de l’enfant, la relation fraternelle et les infirmités de la parentalité. « Mabul » n’est pas une œuvre sentimentale mais il émeut. Il est à la fois typiquement israélien et complètement universel. Une sorte de « Little Miss Sunshine », made in Tel-Aviv.

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« Mabul », un film de Guy Nattiv (2009), avec Ronit Elkabetz, Zachi Grad, Yoav Rotman et Michael Moshonov dans les rôles principaux.

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par Sandrine Bendavid.

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LEBANON, de Samuel Maoz (2009)

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Synopsis :

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« Je venais d'avoir 19 ans en mai 1982. C’était un mois avant la première guerre du Liban. La vie était belle. J'étais amoureux. Et puis, un jour, on m'a demandé de partir sur une base militaire et d'être le tireur du premier tank à traverser la frontière libanaise. Un tank envoyé seul, en reconnaissance, dans une ville ennemie qui avait déjà été bombardée par l'aviation israélienne. Nous étions quatre garçons de 20 ans (Shmulik le tireur (Yoav Donat), Assi le commandant (Itay Tiran), Herzl le chargeur (Oshri Cohen) et Yigal le conducteur (Michael Moshonov), dans le film). Nous n’étions pas des guerriers. Nous devions obéir aux ordres. Cela devait être une mission toute simple. Ce fut l’enfer. Je n'avais jamais tué quelqu'un avant cette terrible journée, durant laquelle je suis devenu une véritable machine meurtrière. Quelque chose est mort en moi là-bas. Sortir ce tank de ma tête m'a pris plus de 20 ans. C'est mon histoire que je raconte dans ce film… »

 

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« Lebanon » est un premier film autobiographique qui montre l'enfer de la guerre depuis l'intérieur d'un char militaire. L’histoire de quatre gosses qui n’avaient jamais été confrontés à aucune violence de toute leur vie et qui, pour survivre dans le monde mort où ils ont pénétré, engagent un combat impossible entre leur instinct de vie et leur humùanité.

 

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Note d’intention :

 

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Lorsque, vingt ans après les faits, j’ai commencé l’écriture du scénario de « Lebanon », l’odeur de la chair humain carbonisée est revenue à mes narines et je savais que cette odeur terrible allait me ramener vers des expériences plus terribles encore que j’avais enfouies profondément dans ma mémoire. Après des années de trauma passif ponctué par de violentes attaques d’angoisse, j’avais appris à vivre dans le déni total de ce qui s’était passé. Cinq années de combat acharné avec moi-même, au travers de l’écriture, m’ont progressivement permis de faire renaitre ces souvenirs atroces et à guérir le traumatisme. J’ai écrit ce film avec mes tripes, sans passer par l’intellect. Les conventions de l’écriture cinématographique, la structure dramatique du film, le fondement des personnages, rien de tout cela ne m’a intéressé. Ce qui importait, c’était la blessure émotionnelle, ouverte et ensanglantée, d’une âme violentée par la guerre. C’est un cinéma expérimental, où le spectateur vit l’expérience en même temps que les personnages, sans qu’aucune information supplémentaire ne lui soit donnée, sans autre point de vue que le leur, sans aucune distance. Il est enfermé avec eux à l’intérieur de ce tank, sans aucun moyen d’en sortir…

 

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Samuel Maoz filme depuis l’âge de 13 ans. Il est diplômé de cinéma à l’académie israélienne des Arts Beit Zvi. Il a remporté le Lion d'or avec «Lebanon» à la 66ème Mostra de cinéma de Venise, en 2009. «Merci pour ce bonheur !» s'est-il exclamé. «Je dédie ce prix aux milliers de personnes à travers le monde qui comme moi sont retournées de la guerre saines et sauves. Apparemment, elles vont bien, elles sont mariées, elles ont des enfants, mais, à l'intérieur, elles ont dû apprendre à vivre avec leur douleur».

 

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« Lebanon », un film de Shmuel Maoz, avec Yoav Donat, Itay Tiran, Oshri Cohen, Michael Moshonov et Zohar Strauss (Jamil) dans les rôles principaux. Sorti en Israël depuis le 15 octobre 2009.

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par Sandrine Bendavid.

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08 novembre 2009

KIROT, de Danny Lerner (2009)

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Synopsis :

 

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Dans un vieil immeuble d’un quartier pauvre au sud de Tel-Aviv, deux jeunes femmes qui ne se connaissent pas habitent deux appartements voisins. Galia (interprétée par l’ex « James Bond girl » Olga Kurylenko) est une immigrante illégale, enrôlée contre sa volonté dans le milieu criminel, comme prostituée puis comme tueuse à gage. Aux prises avec le parrain de la mafia locale, impliqué dans le trafic de jeunes femmes, Galia n’a qu’un seul rêve, celui de retrouver sa fille et de retourner vivre en Russie.


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Sa jeune voisine, Elinor (la célèbre actrice et première victoire de la Starac’ israélienne Ninet Tayeb), est caissière dans une supérette du quartier. Elle est battue par un mari abusif (superbement interprété par Zohar Strauss, prix du meilleur acteur aux oscars israéliens 2009) et souffre en silence, rêvant de gagner une grosse somme d’argent et de prendre la fuite. Les deux étrangères partagent donc, en même temps que les murs qui les entourent, la nécessité de mettre en œuvre un plan d’évasion. Une amitié profonde va s’établir progressivement entre ces deux femmes que tout oppose. Alors que Galia refuse un contrat qui l’oblige à tuer une autre femme, Elinor se rend compte qu’elle enceinte, et les deux amies décident d’agir ensemble pour leur survie et leur liberté…

 

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Réalisation :

 

Le mot hébreu « Kirot » veut dire « murs » et ce terme nous informe sur le sens du film. Danny Lerner, comme dans son premier film « Frozen Days », primé en 2005, propose une perspective nouvelle sur le milieu urbain de Tel-Aviv. Le sud pauvre de la « ville blanche » est en totale contradiction avec l’image Bahaus, moderne et léchée de la métropole israélienne. Il n’y a ici ni air, ni lumière, ni espace. Le réalisateur utilise cet enferment pour exacerber la complexité psychologique de ses personnages-archétypes, et pour explorer la réalité socio-ethnologique d’Israël.

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« Kirot », un film de Danny Lerner (2009), avec Olga Kurylenko, Ninet Tayeb, Zohar Strauss et Henri David dans les rôles principaux. Sortie israélienne le 3 décembre 2009.

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Sandrine Ben David

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07 novembre 2009

BRURIAH, d’Avraham Kushnir (2008)

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Synopsis :

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La vie d'une famille religieuse à Jérusalem, en 2008. L'héroïne du film, qui porte, comme le personnage biblique dont il s’inspire, le prénom de Bruriah, est en lutte avec les traumatismes de son enfance. Ils trouvent leur source dans la publication d’un livre, écrit par son père sur l’histoire de Bruriah, considéré comme hérétique par les rabbins et dont tous les exemplaires furent brûlés. Des années plus tard, Bruriah est obsédée par la recherche de l'une des copies du livre qui aurait survécu à l’autodafé. Son époux Yaacov, est totalement opposé à cette obsession, qui constitue une menace au mode de vie qu'il a créé pour sa famille. Mais Bruriah n'est pas disposée à renoncer. La recherche de ce livre devient une croisade au cours de laquelle elle fait face aux compromis qu'elle a fait dans sa vie, à ses désirs et à ses frustrations d’érudite et de femme. Yaacov, poussé à bout, décide de copier Rabbi Meïr et de prouver à son épouse à quel point les femmes sont « frivoles »…

 

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Réalisation :

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La majorité des sujets du cinéma israélien contemporain sont des sujets laïques et, jusque très récemment, les quelques films réalisés à propos des juif orthodoxes ont été l’ont été par des artistes et des équipes de production issu du monde religieux. Avraham Kushnir, le metteur en scène de « Bruriah », ne porte pas de kippa sur la tête. Il a cependant grandi à Jérusalem et fréquenté une école religieuse élémentaire. Mais c’est avant tout sa fascination pour l’histoire du personnage biblique qui est à l’origine de ce film : Bruriah, qui vécut au IIème siècle, fut l’une plus brillantes érudites de l’histoire juive, mais eut un destin tragique. Un jour qu’elle s’était moquée du dicton des rabbins « Les femmes ont l’esprit léger » (Qiddouchin 80b), son époux Rabbi Meïr l’avertit qu’elle pourrait un jour en vérifier l’exactitude. Il demanda à l’un de ses disciples de la séduire. A force d’insistance, celui-ci parvint finalement à ses fins. Elle en éprouva alors une telle honte qu’elle se suicida par pendaison, et son mari, écrasé par le remords, prit la fuite.


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Avraham Kushnir a une longue carrière de cinéaste documentaire derrière lui. « Bruriah » est son premier long métrage. Pour le cinéaste, cette légende biblique représente « le summum du conflit entre l'homme et la femme ... un microcosme de ce qui est au cœur de notre existence ». Il a filmé cette histoire comme un documentaire, adaptant la légende à la période contemporaine. Même si le film traite de sujets qui intéressent la communauté religieuse, comme, par exemple, les restrictions applicables aux femmes concernant l’étude talmudique, Kushnir considère l’histoire de Bruriah comme avant tout universelle. « Elle se passe ici, à Jérusalem. Ou peut-être à Manchester, en Afghanistan, à Afula ou à Glasgow… » dit le réalisateur.

 

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Bruria, un film d’Avraham Kushnir (2008). Scénario de Yuval Cohen, musique Yoni Richter, avec Hadar Galron, Baruch Brener et Israël Damidov dans les rôles principaux.

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Sandrine Ben David

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21 octobre 2009

GEY ONI (« Valley of Strength »), de Dan Wolman (2009)

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Le réalisateur israélien émérite Dan Wolman (« Yadayim Kchurot », « Michaël Cheli », « Ha Holem ») termine actuellement le tournage de son prochain long métrage, « Gey Oni » (« Valley of Strength »), adapté du roman de Shulamit Lapid.

 

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Synopsis :

« Gey Oni » est un épopée historique qui a pour cadre la première vague d’immigration des Juifs d’Europe vers la Palestine, à la fin du 19ème siècle, et qui relate l’étrange histoire d’amour de Fania, une jeune « Ola » russe, et Yechiel, un natif israélien. Fania, âgée de dix-sept ans, débarque dans le port de Yaffo avec sa petite fille, Tamara, et accompagnée de son vieil oncle, Shura, et de son frère, Lolik, attardé mentalement. Shura. Ils ont tous trois survécu au pogrom qui a décimé le reste de leur famille. Une organisation juive d’assistance aux nouveaux immigrants les prend en charge et les installe temporairement dans une petite auberge près de Yaffo. Les premiers jours d’adaptation écoulés, l’organisation demande à Fania de placer son frère handicapé dans une institution et, ne possédant pas d’argent, elle et sa famille se voient obligés de quitter rapidement leur lieu d’accueil temporaire. C’est à ce moment là qu’elle fait la connaissance de Yechiel, un jeune veuf originaire du nord d’Israël, dont l’épouse, décédée de la malaria, lui a laissé deux enfants qu’il élève seul. Au bout de quelques rendez-vous et conversations, Yechiel tombe amoureux de Fania et lui demande de l’épouser. Celle-ci, malgré maintes réflexions, sait bien qu’elle n’a pas le choix et que le bien être de sa famille dépend entièrement de sa personne. Elle accepte ainsi la proposition de cet homme qu’elle connait à peine. La cérémonie est arrangée en hâte et, tandis que l’oncle Shura part chercher du travail à Jérusalem, Fania, Tamara et Lolik prennent la route du nord avec Yechiel, vers «Gey Oni », la Vallée du Courage. Un laborieux et déroutant voyage les conduit sur une petite implantation, au nord de Safed, ou Yechiel et quelques autres colons téméraires tentent de fertiliser une terre sauvage qu’ils ont achetée aux populations arabes locales. « Gey Oni » est l’histoire des prémices du « retour vers Tsion » et des premiers pionniers de la terre d’Israël. Au coeur du combat incessant pour survivre, grandit un amour tragique dont il tire toute sa force, et au milieu de cet amour bouleversant se cache un secret…

 

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La sortie du film sur les écrans est prévue pour mai 2010. Six mois plus tard, en février 2011, une série télévisée en six épisodes, sur le même thème historique, sera programmée sur la chaine israélienne nationale Arutz 1. Le long métrage ainsi que la série télévisée ont reçu les financements du groupe IBA de la première chaine de télévision, et de la Fondation Avi Chai.

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« Gey Oni », un film de Dan Wolman, avec Ezra Dagan, Levana Finkelstein, Tamar Alkan et Zion Ashkenazi. Sortie prévue au printemps 2010.

 

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Le dernier long-métrage de Dan Wolman, « Yadayim Kchurot » (« Les mains liées »), sera programmé le 26 novembre au Forum des Images à Paris, dans le cadre de la programmation « Tel-Aviv, le paradoxe », et donnera lieu à un hommage à l’immense actrice israélienne Gila Almagor. http://www.forumdesimages.fr/fdi/Cycles/Tel-Aviv-le-Paradoxe/


Sandrine Ben David

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