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Synopsis :

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La vie n’est pas simple pour le jeune Yoni (Yoav Rotman). Il a presque treize ans, c’est un enfant intelligent mais physiquement imature, qui se bat quotidiennement pour réussir à grandir assez avant la date fatidique de sa Bar-Mitzvah. Il se fait payer pour faire les devoirs des autres enfants à leur place, ce qui lui a permis d’acheter un produit miracle pour se muscler. Naturellement, cette « potion magique » n’a aucun effet. Alors Yoni s’entraine secrètement la nuit, en faisant des étirements avec des poids attachés à ses jambes, et hurle face au vent de toutes ses forces, pour endurcir sa voix fluette qui n’a pas encore muée et à qui il doit le surnom de « Hélium ». Ses camarades de classe, un an plus âgés et vingt centimètres plus hauts que lui, se moquent constamment. Ses parents ne s’adressent plus la parole qu’en le prenant pour intermédiaire. Et, comble de malheur, une semaine avant la cérémonie qui doit faire de lui un adulte, son frère ainé autiste Tomer, qui était interné dans une institution depuis des années, revient vivre à la maison. Ce retour déstabilise totalement ses parents et Yoni se retrouve seul à devoir s’occuper de Tomer. L’adolescent autiste devient vite obsédé par la « paracha » de Noé, que son frère apprend pour sa Bar-Mitzvah, et réinvente, à l’aide d’une vielle barque et d’animaux qu’il trouve dans la nature, l’univers du Déluge (« Mabul », en hébreu). A travers la révélation de vérités douloureuses sur le passé de sa famille dysfonctionnelle, des erreurs du passé et des regrets du présent, Yoni va bel et bien devenir un homme, sans que son corps ni sa voix n’aient changé, et il va même réussir, pour l’amour de son grand frère, à recréer la fantasmagorie biblique du Déluge…

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Réalisation :

 

Guy Nativ est diplomé de la célèbre école de cinéma israélienne « Camera Obscura ». Il a écrit et réalisé des publicités pour la télévision et des vidéo-clips. Il a réalisé, en 2001, le court-métrage du même nom qui à inspiré « Mabul », et a remporté grâce à lui lui le prix de meilleur film court de la Berlinale 2002. Le cinéaste explore plus avant, avec cette version longue, toutes les caractéristiques qui ont fait le succès de son court-métrage : le drame de l’enfant, la relation fraternelle et les infirmités de la parentalité. « Mabul » n’est pas une œuvre sentimentale mais il émeut. Il est à la fois typiquement israélien et complètement universel. Une sorte de « Little Miss Sunshine », made in Tel-Aviv.

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« Mabul », un film de Guy Nattiv (2009), avec Ronit Elkabetz, Zachi Grad, Yoav Rotman et Michael Moshonov dans les rôles principaux.

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par Sandrine Bendavid.

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