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Synopsis :

Deux « hayalim Bodedim », deux solitaires. Deux étrangers marginaux et rejetés, immigrants russes sans familles ni amis. Accusés, pour comble de leur malheur, de trahison, d’avoir volé des armes pour les vendre à des terroristes, Ils ont plaidé non coupable et exigé un nouveau procès pour prouver leur innocence. Personne n’a tenu compte de leurs requêtes.

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Et pourtant, Glory (Sasha Agronov) et Sasha (Anton Ostrovski-Klin), ces deux soldats « Golanim », détenus dans une sinistre prison militaire, vont résister à l'humiliation. Considérés comme des traîtres, ils sont maltraités par leurs deux compagnons de cellule et par les geôliers.

Après avoir perdu leurs droits fondamentaux à la liberté et la dignité, ils n’ont plus rien à perdre. Glory va encourager son ami à se rebeller, à s'opposer à la violence des gardes et à l’indifférence des institutions qui leurs ont tourné le dos et ont empêché que  leurs voix soient entendues.

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Pendant les 36 heures de leur mutinerie, les deux soldats vont devenir l’ennemi public numéro un. Des unités militaires et anti-terroristes d’élite vont investir, par dizaines, la prison pour tenter de mettre fin rapidement au soulèvement. Dans cette bataille fraternelle d’israéliens contre des israéliens, mais aussi de l’individu contre le système, les limites vont être mises à l’épreuve...

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Le nouveau long métrage de Renen Schorr (SUMMERTIME BLUES), qui revient sur les écrans après vingt ans de silence, raconte l'aventure violente de deux individus qui se sont levés contre un système. Le film expose les facettes cachées de ces jeunes immigrés qui ne souhaitent qu’une chose, devenir de véritables israéliens. HA BODEDIM (Les Solitaires) est inspiré d'événements réels qui ont eu lieu dans une prison militaire, dans le nord d'Israël, en 1997. Le film a été tourné en hébreu et en russe. C’est avant tout une histoire de fidélité et d'amitié.

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HA BODEDIM est inscrit ans la tradition de la thématique cinématographique du milieu carcéral et militaire, et le fait de connaître par avance l’issue de la narration n'enlève rien au suspense ni au plaisir du film. Mais dans sa représentation sensible des protagonistes et des subtilités de leur relation, le film soulève des questions qui le conduisent au-delà-même du genre.

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Dans le contexte solide d'un récit d'actions, les problèmes de différences culturelles et d'identité sont abordés. Quelle est l'expérience d'un jeune homme, issu d'une autre culture, qui se retrouve plongé dans le monde si particulier de l'armée israélienne, avec son propre argot, sa propre structure et des codes de comportement inintelligibles pour un étranger?

 

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Quelle est la responsabilité du système à l'égard de ces soldats, qui doivent fonctionner dans une langue et une culture ne leur appartiennent pas, sans le soutien de leurs familles? Contrairement aux autres soldats, ils n'ont aucun repos, aucun foyer où se réfugier pour fuir la pression imvivable de l’armée.

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Quelles sont les bonnes définitions de la loyauté et l'honnêteté, qu'est-ce que cela signifie d'être «un bon soldat?" Est-ce une question de précision de tir? Est-ce une question de compétitivité? Et qu'est-ce que cela signifie d'être un bon ami, une bonne personne? Quelles aient été ou non à la base dans l’intention de Renen Schorr au moment du tournage, ces questions, lourdes de sens à une époque où Tsahal se remet en question et peine à motiver les vocations, taraudent l’esprit pendant et après le film.

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HA BODEDIM était l'un des six longs métrages en compétition pour le Wolgin Award, au Festival du film de Jérusalem, en juillet 2009 dernier.

 

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HA BODEDIM, un film de Renen Schorr, avec Sasha Agronov et Anton Ostrovski-Klin. Sortie sur les écrans israéliens le 7 janvier 2010.

Par Sandrine Ben David